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                     Le travail dans les mines

Dans son roman Germinal Emile Zola, décrit le dur travail de la mine vers 1860 :

Les quatre mineurs occupaient chacun quatre mètres environ de la veine ; et cette veine était si mince, épaisse à peine en cet endroit de cinquante centimètres, qu'ils ne trouvaient là comme aplatis entre le toit et le mur, se traînant des genoux et des coudes, ne pouvant se retourner sans se retourner sans se meurtrir les épaules. Ils devaient, pour attaquer la houille, rester couchés sur le flanc, le cou tordu, les bras levés et brandissant de biais la rivelaine, le pic à manche court.
C'était Mathieu qui souffrait le plus. En haut, la température montait jusqu'à trente-cinq degrés, l'air ne circulait pas, l'étouffement à la longue devenait mortel. Il avait dû pour y voir clair, fixer sa lampe à un clou près de sa tête ; et cette lampe, qui chauffait son crâne, achevait de lui brûler le sang ; Mais son supplice s'aggravait surtout de l'humidité. La roche , au dessus de lui à quelques centimètres de son visage , ruisselait d'eau de grosses gouttes continues et rapides , tombant sur une sorte de rythme entêté , toujours à la même place Il avait beau tordre le cou, renverser la nuque : elles battaient sa face , s'écrasaient , claquaient sans relâche ; Au bout d'un quart d'heure , il était trempé , couvert de sueur lui-même , fumant d'une chaude buée de lessive.