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Le peintre Gros a représenté l'extraordinaire Joachim Murat caracolant sur le champ de bataille d'Aboukir, sabrant au milieu de la mêlée et méprisant le danger. Mais la mort dédaignera longtemps son défi, jusqu'au peloton d'exécution du Pizzo, dans la nuit du 13 au 14 octobre 1815.
Commis-épicier, beau-frère de Bonaparte et roi de Naples… 

La vie de Murat, un prodigieux roman d'aventures, est à la mesure de toute cette noblesse d'Empire que Napoléon créa de toutes pièces en puisant parmi les braves de Grande Armée. Né le 25 mars 1767 à Labastide, près de Cahors, d'un père aubergiste, Murat se voit destiné à l'église. Il est ordonné sous-diacre à Cahors, mais sa vie dissipée le fait chasser et il préfère s'engager dans l'armée. Parvenu au grade d'officier, il se fait casser pour insubordination. Le voilà rendus au civil et commis-épicier. Il s'engage à nouveau, mais cette fois lie sa carrière à celle de Bonaparte qu 'il aide le 13 Vendémiaire, qu 'il suit en Italie, puis en Egypte (il contribue la victoire du Mont-Tabor, conduit l'assaut de St-Jean-d'Acre, est blessé à Aboukir où il reçoit le grade de général de division). Le 19 brumaire, c'est lui qui, avec ses grenadiers, disperse les députés du Conseil des Cinq-Cents. Ayant définitivement gagné la confiance de Bonaparte, il reçoit le commandement en chef de la Garde consulaire et la main de Caroline Bonaparte (1800). Il est à Marengo, il entre à Naples, s'empare de l'îles d'Elbe et devient gouverneur de la République Cisalpine.