La libération de Paris 

Les forces françaises de l'intérieur se sont soulevées et ont commencées le combat contre la garnison Allemande. La division Leclerc fait son entrée dans paris. 24 août, 19 heures : Une rumeur emplit soudain le quartier : Ils arrivent, les blindés sont à la porte d'Orléans. Frémissants d'Impatience, nous nous entassons dans une voiture pour aller au devant d'eux. Porte d'Orléans aucun blindée ; on nous affirme qu'ils sont à Clamart. Au tournant d'une rue, enfin, nous apercevons les Leclerc. Minute inoubliable, heure après heure attendue au long des quatre longues et dures années de l'occupation. Sitôt rentrés, nous branchons la t.s.f. De nouveau, c'est la victoire ; c'est la première émission de la libération : Marseillaise, marche militaire se succèdent sans arrêt. Vers 23 heures, on annonce l'arrivée à l'hôtel de ville d'un détachement de blindés. Des Leclerc qui, jusqu'à l'aube, se sont battus autour de la prison de Fresnes et de la croix de Berny, pénètrent dans paris par les portes du sud : portes d'Orléans, de Châtillons et d'Italie. Une foule en délire, de plus en plus dense à mesure qu'ils approchent, se porte au devant d'eux. Bientôt surgissent les premiers blindés. Patinés, culottés par l'intempérie des batailles, encrassés par la boue de Normandie, nous les voyons dorés par le soleil des victoires d'Afrique, par le soleil de la libération.