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Les paysans du Nivernais vus par Vauban



 « Le bas peuple ne vit que de pain d’orge et d’avoine mêlés, dont ils n’ôtent pas le son, ce qui fait qu’on peut soulever le pain par les pailles d’avoine dont il est mêlé. Ils se nourrissent encore de mauvais fruits, la plupart sauvages, et de quelques herbes potagères de leurs jardins, cuites à l’eau avec un peu d’huile de noix ou de navette [sorte de colza], le plus souvent avec très peu de sel (…).

Les vins sont médiocres, le commun du peuple en boit rarement ; il ne mange pas trois fois de la viande en un an. Il ne faut donc pas s’étonner si des peuples si mal nourris ont si peu de force. A quoi il faut ajouter que les trois quarts ne sont vêtus, hiver et été, que de toile à demi pourrie et déchirée et chaussés de sabots dans lesquels ils ont le pied nu toute l’année. »



 « Le bas peuple[1] ne vit que de pain d’orge et d’avoine mêlés dont ils n’ôtent même pas le son[2] (…), de mauvais fruits la plupart sauvages et de quelques herbes potagères de leur jardin, cuites à l’eau avec un peu d’huile de noix […], le plus souvent sans ou avec très peu de sel[3]. Il n’y a que les plus aisés qui mangent du pain de seigle mêlé d’orge et de froment. Le commun du peuple boit rarement de vin, ne mange pas trois fois de viande en un an. »

Vauban, Description de l’élection de Vézelay, 1697