Les martyrs de la résistance

Pierre Brossolette, professeur, puis journaliste. Parachuté à plusieurs reprises, il est chargé de coordonner l'action des mouvements de zone nord. Arrêté alors qu'il devait regagner l'Angleterre par mer, torturé, se jugeant porteur de secrets trop importants, il se jette du haut du troisième étage de l'immeuble de la Gestapo, avenu Foch, à Paris, en mars 1944. Honoré d'Estienne d'Orves, officier de marine. Chargé de créer en France un réseau de renseignements, le premier de la France libre, il débarque en Bretagne par sous-marin en décembre 1940. Trahi par son radio, arrêté en janvier 1941 par la Gestapo avec six de ses compagnons, il est condamné à mort et exécuté au mont Valérien le 29 août 1941. Jean Moulin, préfet d'Eure et Loir. En juin 1940, il gagne Londres. En janvier 1942, il est chargé d'unifier les mouvements de résistance en zone sud. Arrêté à la suite d'une trahison à Caluire (près de Lyon), le 20 juin 1943, affreusement torturé, il meurt dans le train qui l'emmenait en Allemagne en juillet 1943.