Les camps d'extermination

Dans un long rapport écrit en mai 1945, l'officier S.S Kurt Gerstein raconte ce qu'il a vu le 18 août 1942 dans le camp de Maïdanek, en Pologne. Un convoi de 6700 juifs vient d'arriver. On les fait déshabiller et on les conduit vers la " salles d'inhalation et de bain.
Le commandant Wirth ordonne de bien remplir les chambres : de 700 à 800 personnes sur 25 m2, poussées par les portes sont fermées. Pendant ce temps, les groupes suivants attendent, nus aussi, même en hiver, me-dit-on. " Ils peuvent prendre froid et mourir "
C'est avec le gaz d'échappement d'un moteur diesel qu'ils doivent mourir. Mais le moteur a une panne. Le commandant Wirth frappe l'ukrainien, qui est responsable du moteur, d'une douzaine de coups de cravache au visage. L'attente se prolonge pendant 2H 49. Le moteur fonctionne au bout de 25 minutes beaucoup sont morts ; On le remarque par la fenêtre qui éclaire les chambres. Enfin, après 32 minutes tous sont morts ! De l'autre côté, les hommes du commando de travail ouvrent les portes de bois. Les cadavres, mouillés par la sueur ou l'urine, souillés par la boue, sont jetés dehors. Deux douzaines de dentiste ouvrent les bouches avec les crochets à la recherche de dents en or. Le commandant Wirth m'appelle et me demande de soupeser une boîte de conserves remplie de dents en or : C'est " la récolte " d'hier et avant-hier. " Vous pouvez croire ce que nous trouvons tous les jours en or, brillant et dollars !

Cité par M Chaulanges, textes historiques 1914 1945