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                                     Le fascisme italien

Les victimes désignées des fascistes italiens sont les communistes. Contre eux, tous les moyens sont bons, de l'expédition punitive à l'assassinat. Contre les villages communistes. Les chemises noires se dirigent vers l'endroit qui est le but de l'expédition. Une fois arrivé, on commence par frapper à coups de bâton tous ceux qui ne se découvrent pas au passage des fanions ou qui portent une cravate, un corsage rouge. On se précipite au siège du syndicat, de la coopérative, à la maison du peuple, on fonce les portes, on jette dans la rue: mobilier, livres et on verse des bidons d'essence ; quelques minutes après tout flambe. Des groupes fascistes vont à la recherche de chefs, maire et conseillers de la commune ; on leur impose de se démettre, on les bannit pour toujours du pays, sous peine de mort ou de destruction de leurs maisons. S'ils se sont sauvés, on se venge sur leur famille.

D'après Rossi, La naissance du fascisme, Gallimard.

Contre un ouvrier communiste

Le 7 octobre 1922, les bandes fascistes, annonçant leur intention de tuer Valenti, arrivaient devant sa demeure. La police, avertie et complice, s'écartait. Une centaine de fascistes commencèrent l'attaque, à coups de fusils et de grenades. Valenti riposta, abattant deux des agresseurs, et prit la fuite à travers les champs. Le lendemain mille chemises noires se mettaient à fouiller la contrée. Au cours de cette chasse à l'homme, cinq travailleurs furent mis à mort pour avoir refusé de donner des renseignements. Valenti leur fut enfin livré par un fermier qui ne l'avait caché que pour le trahir. Et Valenti fut tué. Les auteurs de ce crime, dont les noms sont connus, n'ont pas été inquiétés. La police veut tout ignorer.

Cités par Paris, histoire du fascisme en Italie, Maspero.