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La misère du peuple


Fénelon, Lettre à Louis XIV.

 « Votre peuple meurt de faim, la culture des terres est abandonnée, les villes et les campagnes se dépeuplent. Au lieu de tirer de l’argent de ce pauvre peuple, il faudrait lui faire l’aumône et le nourrir. Il est plein de désespoir. La France entière n’est plus qu’un grand hôpital désolé et sans provisions. La révolte s’allume peu à peu. »


 « Vos peuples, Sire, que vous devriez aimer comme vos enfants […] meurent de faim. La culture des terres est presque abandonnée ; les villes et les campagnes se dépeuplent ; tous les métiers se languissent[3] et ne nourrissent plus les ouvriers. Tout commerce est anéanti […]. Au lieu de tirer de l’argent de ce pauvre peuple, il lui faudrait faire l’aumône et le nourrir […]. Il est plein d’aigreur et de désespoir. La sédition[4] s’allume peu à peu de toutes parts. »

Fénelon (1651-1715). Lettre à Louis XIV.