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L'école de la république, école de la chance


Mon maître m'avait pris en affection et, comme il savait que ma famille n'aurait par les moyens de m'envoyer dans une école supérieure, il lui proposa de me prendre dans sa famille et de faire de moi un instituteur. Mais à mes treize ans, mes parents m'enlevèrent de l'école pour le travail dans les champs. Deux ans plus tard, une institutrice jugea, par mes cahiers, que je devais présenter le certificat d'étude. Elle vit mes parents. Elle insista. Finalement, j'avais révisé dans la soirée. Le jour de l'examen arrive. Je suis reçu le premier. Le succès éblouit mes parents et ils demandèrent à un maître de me prendre à son cours supérieur. C'est ainsi que je continuai mes études. Je faisais allégrement, chaque jour de classe, mes 8 km à pied. En 1901, je présentai le concours d'admission à l'Ecole normale. Je fus admis.

Témoignage d'un instituteur né en 1883

L'école de la république et de la patrie


J'aime ma patrie de tout mon coeur. J'apprends bien son histoire et sa géographie. Je travaille courageusement à l'école pour devenir un citoyen instruit. Il n'y a pas de plus belle devise que de devise républicain: liberté, Egalité, Fraternité.

Extrait d'un cahier d'écolier primaire

Les hommes qui, depuis des siècles, vivent sur la terre de France ont fait une certaine oeuvre, à laquelle chaque génération a travaillé. Un lien nous rattache à ceux qui vivront sur cette terre. Nos ancêtres, c'est nous dans le passé; nos descendants, ce sera nous dans l'avenir. Si l'écolier n'a point appris ce qu'il a coûté de sang et d'efforts pour faire l'unité de notre patrie, l'instituteur aura perdu son temps.

D'après E. Lavisse, Questions d'enseignement national 1885