Histoire d' un homme sous l'occupation



Mon père fit son service militaire dans le 406° régiment de DCA basé à Laon dans l'Aisne.
Au début du conflit, en juin1940, son régiment dut battre en retraite devant les troupes Allemandes. Lui et ses camarades furent fait prisonniers dans l'Ille et Vilaine.
Mon père, ainsi qu'une poignée d'hommes parvinrent à tromper la vigilance de l'ennemi, ils réussirent à s'évader peu de temps après leurs captures.
Ils marchèrent jusque chez eux, en ce cachant le jour dans les granges et dans les maisons abandonnées par leurs occupants.
Mon père lui, est revenu dans sa famille, après avoir parcouru a pied, la distance qui sépare la Bretagne de sa ville natale, le Havre...
En 1942, alors qu'il travaillait à Paris dans un atelier de menuiserie, il fut réquisitionné pour le service du travail obligatoire. Il parti, sans doute, comme beaucoup d'autres, à la place du fils de son patron...
Il fut envoyé dans une usine de matériel militaire à Berlin.
Bénéficient d'une permission, de retour en France, il prit la décision de ne pas retourner en Allemagne.
Il parti se cacher chez ses parents qui tenaient à l'époque un café épicerie à Alençon dans L'Orne. Il parvint à y obtenir des faux papiers, carte d'identité, carte d'alimentation.
Un matin, il fut arrête sur dénonciation par la gestapo...
Il fut interné dans la prison d'Alençon. Sans être réellement torturé il fut maltraité par la gestapo qui cherchait à savoir qui lui avait fournit des faux papiers.
Il ne dira rien...
Après son transfert à la caserne de la Pépinière à Paris, il réussit à s'en évader en trompant la vigilance d'une sentinelle.
Enfin, jusqu'a la fin de la guerre, il devra se cacher à Épernon dans l'Eure et Loir, chez sa soeur et son beau frère en travaillant pour un entrepreneur en bâtiment et en dernier pour Monsieur le curé. Courageusement ces personnes, s'occupaient des hommes comme lui, sans papier.
Il y restera jusqu'au jour de la libération par le général Leclerc.