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Le drame sanglant de la commune

Appel des Communards aux Versaillais
Soldats de l'armée de Versailles. Le peuple de Paris ne croira jamais que vous puissiez diriger vos armes contre lui ; quand sa poitrine touchera les vôtres, vos mains reculeraient devant un acte qui serait un véritable fratricide ; Comme nous, vous êtes prolétaires ; comme nous, vous avait intérêt à ne pas laisser aux monarchistes conjurés le droit de boire votre sang, comme ils boivent nos sueurs. Ce que vous avez fait au 18 mars, vous le ferez encore, et le peuple n'aura pas la douleur de combattre des hommes qu'il regarde comme des frères et qu'il voudrait voir s'asseoir avec lui au banquet de la Liberté et de l'égalité. Venez à nous mes frères, venez à nous ; nos bras vous sont ouverts.
Le 24 mai 1871

Les Communards vus par les Versaillais :
Le Figaro : Qu'est ce qu'un républicain ? Une bête féroce, allons honnêtes gens ! Un coup de main pour en finir avec la vermine démocratique et internationale.
Le Moniteur Universel : Pas un des malfaiteurs dans la main desquels s'est trouvé paris pendant deux mois ne sera considéré comme un homme politique : on le traitera comme des brigands qu'ils sont, comme les plus épouvantables monstres qui se soient vus dans l'histoire de l'Humanité. Plusieurs journaux parlent de relever l'échafaud détruit par eux, afin de ne pas même leur faire honneur de les fusiller ;

D'après A Dupuy 1870 1871 la guerre, la Commune et la presse.